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Notes agrumes, rafraîchissantes, légèrement épicées et boisées
Brésil
2g ou 2 cuillères à café rases pour une tasse de 30cl
Une eau entre 95°C et 100°C
8 à 10min. à adapter selon vos goûts
Toute la journée
écorce de lapacho, écorces d'orange (4%), citronnelle (4%), arôme naturel
C'est notre lapacho nature, l'écorce d'aubier du pau d'arco brésilien, relevé d'écorces d'orange et de citronnelle. Le lapacho seul est boisé, un peu austère pour qui le découvre. Les agrumes lui donnent une ouverture plus gaie, sans rien lui enlever de son fond.
De l'écorce de lapacho en morceaux, des écorces d'orange, de la citronnelle et un arôme naturel. La note d'agrume vient donc de deux sources différentes : l'orange apporte le zeste et l'amertume fine, la citronnelle apporte le côté vif et citronné, avec cette pointe herbacée qui lui est propre. C'est bien de la citronnelle, pas du citron, et c'est ce qui donne au mélange son caractère un peu exotique.
À l'ouverture du sachet, l'orange domine. En tasse, l'équilibre s'inverse : les notes légèrement amères de l'écorce d'orange contrastent avec le tranchant de la citronnelle, puis le boisé du lapacho revient en fin de bouche et referme l'ensemble. La liqueur est cuivrée, plus lumineuse que celle du lapacho nature.
Comme le lapacho nature, ce mélange ne contient ni théine ni caféine : il se boit indifféremment au petit-déjeuner ou en fin de soirée.
Le lapacho, Handroanthus impetiginosus de son nom botanique actuel, aussi rencontré sous les noms de Tabebuia impetiginosa et Tabebuia avellanedae, appartient à la famille des Bignoniaceae. C'est l'arbre national du Paraguay, et l'un des plus spectaculaires d'Amérique du Sud : entre mai et août, il se couvre de fleurs roses en trompette avant même que ses feuilles ne repoussent, et des pans entiers de forêt virent au rose vif pendant quelques semaines.
Il pousse à l'état sauvage du Mexique au nord de l'Argentine, en plaine comme sur les hauts plateaux jusqu'à 4 000 m d'altitude, et peut monter à 35 m de hauteur.
Le nom pau d'arco signifie bois d'arc en portugais : les civilisations préhispaniques taillaient dans ce bois, à la fois souple et résistant, leurs arcs et leurs flèches.
Ce que l'on met en sachet n'est pas l'écorce extérieure mais l'aubier, le bois clair et jeune situé juste sous le cambium, celui dans lequel monte la sève. Le cambium, la fine couche qui le recouvre, est parfois récolté à sa place parce que c'est plus rapide, et ce n'est pas toujours indiqué à l'acheteur. Le nôtre est bien un aubier.
La récolte se fait par fragments, sur une portion de tronc seulement, que l'on laisse ensuite se reconstituer pendant des mois avant d'y revenir. Le moment de la journée et l'orientation du tronc au soleil sont pris en compte, et l'on ne prélève jamais au-delà d'une certaine hauteur.
Versez 30 cl d'eau à 95-100 °C sur 2 g de mélange et laissez infuser 8 à 10 minutes. C'est la préparation qui met le mieux en valeur les agrumes : l'orange et la citronnelle sont volatiles et se libèrent vite.
Le lapacho est un bois : il faut le faire bouillir pour qu'il livre vraiment sa matière. Comptez 12 à 15 g pour un litre d'eau, soit environ 5 cuillères à soupe. Portez à ébullition, baissez le feu et laissez frémir un quart d'heure à couvert, puis filtrez. La tasse est nettement plus dense et plus boisée qu'en infusion, avec des agrumes en retrait.
La décoction se boit dans la journée, chaude ou froide. Pour varier, ajoutez-y une cuillère de miel, ou associez-la à un thé Pu-Erh pour appuyer le sous-bois, ou à une infusion de maté pour un profil plus herbacé.
C'est la préparation que nous préférons pour ce mélange. Faites une décoction un peu plus concentrée, laissez-la refroidir puis placez-la au réfrigérateur quelques heures. Servez sur glace, avec une rondelle d'orange. Le froid resserre le boisé et fait ressortir la citronnelle : on obtient un thé glacé sans théine, très peu sucré, qui tient toute une après-midi d'été.
Les écorces d'agrumes et la citronnelle perdent leur parfum à l'air libre bien plus vite que le bois. Refermez soigneusement le sachet après chaque usage et gardez-le à l'abri de la lumière et de la chaleur.
Ces informations sont fournies à titre documentaire et ne constituent pas un conseil médical. N'interrompez jamais un traitement en cours au profit des plantes, et demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien en cas de doute.
Le lapacho traîne sur internet une réputation de plante à tout faire. Nous avons regardé ce que disent les deux références qui font autorité en Europe, et la réponse tient en une ligne : elles ne disent rien.
Le comité des médicaments à base de plantes de l'Agence européenne du médicament publie des monographies qui recensent, plante par plante, les usages traditionnels et bien établis reconnus dans l'Union européenne. Le lapacho n'y figure pas, sous aucun de ses noms botaniques. Aucun usage ne lui est donc reconnu à ce niveau.
La liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement de la Pharmacopée française recense plusieurs centaines d'espèces, européennes comme d'outre-mer. Le lapacho n'y est pas non plus.
Nous vendons ce mélange comme ce qu'il est : une boisson chaude sans théine, boisée et parfumée aux agrumes, que l'on choisit pour son goût et pour pouvoir en boire le soir. Tout le reste, en l'état des connaissances publiques, relève de la tradition et non de la démonstration, et nous préférons vous le dire plutôt que de vous vendre une promesse.
Faute de données suffisantes, le lapacho est classiquement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu'aux enfants. Pendant cette période, tournez-vous plutôt vers notre infusion Future et Jeune Maman ou vers un rooibos, eux aussi sans théine.
Si vous suivez un traitement médicamenteux, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant d'en faire une consommation quotidienne et prolongée.
L'histoire occidentale du lapacho passe par un peuple des Andes boliviennes, les Kallawayas, dont le nom signifie en quechua celui qui porte des plantes sur le dos. C'étaient des herboristes itinérants : ils parcouraient la cordillère avec leur besace, de village en village, et se transmettaient leur savoir de père en fils.
Ils avaient remarqué que cet arbre-là résistait aux champignons qui attaquaient ses voisins, et lui accordaient une place à part. Les Incas l'appelaient Tajibo, celui qui tue les maux. Chez les Créoles, on préparait un sirop avec ses fleurs.
C'est à l'Exposition universelle de Paris, en 1900, que les Kallawayas ont fait connaître le lapacho au public européen, avec le reste de leur besace. Leur cosmovision andine a été proclamée par l'UNESCO en 2003, puis inscrite en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
Sylvie M.
2ème fois que j en commande
Pierrette A.
c'est un cadeau je ne sais pas j'espère que la personne appréciera
Jean Philippe S.
Moins gourmand
Valérie A.
Excellent, j'aime beaucoup !
Sylvie M.
En mélange avec rooibos de Noël ou rooibos 🍋 citron
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