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Cuisine indienne, cuisine traditionnelle.
Boisé, amer et légèrement caramélisé. Certains retrouvent un parfum de champignons.
Toaster ou infuser les graines dans l'eau pour réduire le fenugrec facilement.
Supporte très bien les cuissons, développe beaucoup d'amertume à forte dose cependant.
Lentilles, viandes, plats mijotés.
Maroc
fenugrec moulu (100%)
à l'abri de l'air, de l'humidité et de la lumière
Il s'agit d'une plante aromatique du nom scientifique Trigonella foenum-graecum, originaire d'Afrique du Nord, aussi appelée trigonelle ou sénégrain. On en consomme les graines séchées, entières ou en poudre.
Relativement méconnu en Europe, le fenugrec y est pourtant présent depuis l'Antiquité.
C'est un condiment fondamental dans la cuisine indienne, utilisé entre autres dans la préparation du curry de Madras et du garam masala dans certaines régions. Au nez, il évoque immanquablement les saveurs indiennes, tant il y est présent à notre insu.
On le trouve aussi tout autour du bassin méditerranéen et il entre, au Maghreb, dans la préparation de certains ras-el-hanout. Le nôtre vient du Maroc.
Les graines, relativement dures, nécessitent une cuisson assez longue pour s'attendrir. Certains apprécient néanmoins de les croquer telles quelles, ce qui n'est pas un problème tant qu'ils ont une bonne dentition. Vous pourrez les réduire en poudre sans difficulté à l'aide d'un mortier ou, bien évidemment, opter pour le format poudre, comme ici.
Il est utilisé par les industriels de l'agroalimentaire pour simuler le goût du sirop d'érable dans certains produits, et fait partie de la composition d'une sauce bien connue : le Viandox.
Les graines de fenugrec dégagent une odeur caractéristique et forte, à ce point identifiable qu'on parle d'odeur de fenugrec pour qualifier les composantes olfactives particulières de certains champignons. Amère, cette odeur évoque le céleri et se rapproche du fumet de certains bouillons de légumes de grandes marques.
Le fenugrec pourra donc s'utiliser dans vos soupes et potages, particulièrement lorsqu'il est en poudre comme ici.
Il s'utilisera aussi dans vos ragoûts pour en relever la saveur, à raison d'une cuillère à soupe pour cinq convives environ.
Si vous cuisinez indien ou asiatique au sens large, le fenugrec associé au curry apporte consistance et rondeur à vos préparations. Sur ce point, n'hésitez pas à l'utiliser en poudre pour vos marinades de poulet.
En Tunisie, on l'appelle hèlba, un mot issu de halib, qui veut dire lait.
Au Maroc, il est utilisé à outrance. On le trouve même dans le pain local. Une recette connue le mettant en valeur est la r'fissa au poulet.
En cuisine indienne, on l'associe volontiers aux lentilles, par exemple pour la préparation des dals et de divers ragoûts. Vous pourrez l'utiliser pour réaliser vos propres currys maison, en l'associant aux grands classiques tels que le poivre noir, la coriandre, le clou de girofle ou bien évidemment le curcuma. Les idées ne manqueront pas.
La version marocaine que nous vendons est plus forte en goût et plus odorante que le fenugrec indien. Il conviendra donc de la doser avec parcimonie.
Une vieille légende tenace, que l'on retrouve un peu partout sur internet, voudrait que le fenugrec ait un effet sur la poitrine et fasse gonfler les seins. On trouve même de nombreux témoignages de personnes qui auraient constaté des effets en quelques jours à peine.
Malgré de nombreuses recherches, nous n'avons pas pu trouver une seule source fiable et sérieuse attestant de ce phénomène. Aucune étude ne mentionne un quelconque effet à ce niveau, et la monographie européenne consacrée à la graine de fenugrec, qui recense les usages reconnus de la plante, n'en dit pas un mot non plus.
Il semble que la véracité de ces affirmations et des divers témoignages relève de l'auto-persuasion plus que d'autre chose.
Nous avons d'ailleurs rédigé un billet sur notre blog à ce sujet précis, tant les réseaux sociaux répandent cette légende urbaine à foison.
Ces informations sont fournies à titre documentaire et ne constituent pas un conseil médical. N'interrompez jamais un traitement en cours au profit des plantes, et demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien en cas de doute.
On prête depuis des millénaires de nombreuses propriétés au fenugrec, et l'ancienne version de cette fiche en reprenait plusieurs. Nous les avons retirées : rien ne peut être promis sur une maladie, et nous ne disposons d'aucune analyse de ce lot permettant d'annoncer une teneur en vitamines ou en minéraux. Voici, en revanche, ce que nous avons pu vérifier auprès des autorités sanitaires.
L'Agence européenne du médicament a publié une monographie européenne consacrée à la graine de fenugrec (Trigonella foenum-graecum). Elle y reconnaît un usage traditionnel dans deux situations seulement : par voie orale, pour la « perte d'appétit passagère », et par voie externe, pour le « traitement symptomatique des inflammations mineures de la peau ». Cette reconnaissance porte sur des médicaments à base de plantes, et non sur l'épice qui parfume un plat.
Elle s'accompagne de restrictions qu'il faut citer avec elle. Ces préparations ne sont pas recommandées chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Elles ne doivent pas être utilisées pendant la grossesse ni pendant l'allaitement. Elles sont enfin contre-indiquées en cas d'allergie au fenugrec, à l'arachide, au soja et aux autres plantes de la famille des Fabacées, à laquelle le fenugrec appartient.
Ce dernier point mérite d'être souligné, parce qu'il prend le contre-pied d'une croyance très répandue : dans la médecine ayurvédique comme dans les remèdes de grand-mère du Maghreb, on conseille volontiers le fenugrec aux femmes qui allaitent. Nous n'avons trouvé aucune source scientifique établissant cet effet, et la monographie européenne, elle, écarte explicitement cet usage.
Connu depuis des millénaires, on retrouve la trace du fenugrec dans l'Égypte ancienne, où il entrait dans le processus d'embaumement.
En Grèce antique, on l'utilisait majoritairement pour nourrir les chevaux et le bétail, au même titre que l'avoine. Dès le Ve siècle av. J.-C., Hippocrate le recommandait, et on l'employait entre autres pour l'entretien du cuir chevelu, en macérat mélangé à de l'huile d'olive. Cette pratique se retrouve à la même époque dans la médecine indienne, et s'y perpétue encore aujourd'hui.
Dès le VIIIe siècle, on sait qu'il est présent en France : il fait partie des plantes dont la culture est conseillée par Charlemagne au travers de son Capitulaire De Villis. À cette époque, on lui prêtait beaucoup de propriétés qu'il n'a pas, et on le préconisait entre autres pour faciliter les accouchements, lutter contre la chute des cheveux ou combattre les poux.
Au XVIIe siècle, le fenugrec est inscrit au Codex pharmaceutique de France, où il figure toujours aujourd'hui.
Pour la petite anecdote, il est connu qu'une consommation régulière et importante de fenugrec donne une odeur particulière aux urines et à la sueur, évoquant le sirop d'érable, en plus amer.
Celia S.
Trop bon
Henri Q.
excellente qualité
Meharech M.
Parfait
Franck G.
Parfait.
L\'originalithé R.
Très bien
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