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Notes herbacées douces et rafraîchissantes
Afrique
3g ou 2 cuillères à café rases pour une tasse de 30cl
Une eau à 90°C
5 à 8min. à adapter selon vos goûts
Toute la journée
rooibos vert nature (100%)
à l'abri de l'air et de la lumière
Le rooibos vert et le rooibos rouge sont issus du même arbuste, l'Aspalathus linearis : c'est le traitement après récolte qui les sépare, comme le thé vert et le thé noir viennent tous deux du théier. Le rouge passe par une oxydation, le vert non, et c'est tout ce qui les distingue à la plante près.
Cet arbuste appartient à la grande famille des légumineuses, les Fabaceae, deuxième famille mondiale pour l'alimentation humaine derrière les céréales. Elle comprend notamment l'arachide, les fèves, les pois, les lentilles, le fenugrec, le soja, la réglisse ou encore le honeybush. Mais elle englobe également des plantes herbacées comme la glycine, les lupins, le mimosa et les genêts, auxquels le rooibos ressemble beaucoup.
Il pousse exclusivement en Afrique du Sud, dans les maquis montagneux du Cederberg, dans la province du Cap-Occidental, à environ 200 kilomètres au nord de Cape Town. Les tentatives de culture ailleurs sont nombreuses et sont toutes restées vaines : l'arbuste est très attaché au terroir et au climat que lui offre le fynbos de ces montagnes.
Le terme rooibos, prononcé roï-boss, veut dire buisson rougeâtre en afrikaans et désigne aussi bien la plante que l'infusion. On le trouve aussi orthographié rooibosch, transcription fidèle du néerlandais, les Hollandais ayant colonisé l'Afrique du Sud au XVIIe siècle. Ce nom vient simplement de la couleur que prennent les fines feuilles en aiguille après oxydation, celle-là même que le rooibos vert ne subit pas.
On lui donne aussi le nom de thé rouge, bien qu'il ne ressemble en rien, ni visuellement, ni gustativement, ni botaniquement, au thé rouge chinois, qui est en réalité un thé noir.
Dans les années 1930, lors de sa première commercialisation, on l'appelait thé de montagne, ce qu'il est littéralement.
Si la douceur miellée du rooibos rouge reste perceptible en fin de bouche, ce sont surtout des notes herbacées et délicates qui distinguent le vert. Cette saveur végétale s'avère également très rafraîchissante, ce qui en fait un excellent candidat à l'infusion glacée.
Son arôme se rapproche de celui du thé vert, mais en plus doux, et sans jamais devenir amer quelle que soit la durée d'infusion. Les amateurs de thés verts n'y retrouveront pas la diversité de goût d'un rayon de thés verts, dont chaque origine, chaque terroir et chaque procédé donnent un profil différent, mais ils y trouveront une alternative sans théine et sans amertume.
Nous vous conseillons de le boire sans lait, contrairement à l'usage traditionnel du rooibos rouge nature : le lait écrase la note végétale, qui est précisément ce que l'on vient chercher ici.
Les montagnes côtières spectaculaires du Cederberg sont le seul endroit au monde où pousse le rooibos. Ce paysage isolé et sauvage, réputé pour sa diversité botanique, offre une combinaison unique entre son climat et son sol sablonneux, bien drainé, au pH particulier. Le rooibos y prospère entre les formations rocheuses et le terrain accidenté, entre 300 et 600 mètres d'altitude.
L'Aspalathus linearis possède de fines feuilles en forme d'aiguille, atteignant 10 mm de longueur, et de minuscules fleurs jaune vif. Il est incroyablement robuste, capable de résister à un climat rigoureux où les températures passent de 0 degré en hiver à des pointes caniculaires de 48 degrés en été.
Tout commence par le semis des graines, fait à la main, entre février et mars. La terre est régulièrement humidifiée pour favoriser la germination. Au bout de 4 à 6 jours, les deux cotylédons apparaissent, suivis des feuilles en aiguille. Entre juillet et août, les mois les plus froids et les plus pluvieux, les jeunes pousses sont déplacées vers la plantation et remises en terre à la main. La plante ne commence réellement à croître qu'au printemps, puis s'accélère en été. C'est au printemps, en octobre, qu'elle dévoile ses petites fleurs jaunes, très proches de celles des genêts.
Lorsque les arbustes ont 18 mois, la récolte peut commencer, une fois par an, pendant environ 7 ans. La taille démarre en janvier, en pleine saison estivale dans l'hémisphère sud, et s'étend jusqu'en avril. Les branches sont coupées à la faucille à environ 40 centimètres du sol, puis rassemblées en gerbes pour être transportées jusqu'à l'atelier de transformation.
Une fois séché, le rooibos est étalé en fine couche, ramassé, puis conduit au triage. Il est d'abord tamisé pour séparer les aiguilles des petites branches, puis trié selon sa longueur, sa couleur, son arôme et sa saveur. C'est ce dernier tri qui détermine son grade, et donc ce que vous trouvez dans le paquet : une proportion d'aiguilles fines et régulières plutôt qu'un mélange de brindilles.
Ces informations sont fournies à titre documentaire et ne constituent pas un conseil médical. N'interrompez jamais un traitement en cours au profit des plantes, et demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien en cas de doute.
Cette page affirmait que le rooibos vert, faute de fermentation, contient davantage d'antioxydants que le rouge, puis alignait un inventaire d'effets : stress, sommeil, coliques du nourrisson, cholestérol, rétention d'eau, allergies. Nous avons tout retiré, sans exception. Aucune monographie européenne n'existe pour l'Aspalathus linearis, et les travaux invoqués ne renvoyaient à aucune publication que nous ayons pu consulter. Un détail achevait de disqualifier le passage : il justifiait la conservation des nutriments par une cuisson qui « ne dépasse pas 42 °C ». Le rooibos vert est bien blanchi, mais un blanchiment se fait très au-dessus de cette température — c'est justement ce qui désactive les enzymes et empêche la feuille de rougir. Que le traitement modifie la composition de la feuille est une évidence, cela s'entend dans la tasse ; qu'il faille en tirer une conclusion pour votre santé, rien ne nous permet de le dire.
Le rooibos n'est pas un thé : la plante n'a rien à voir avec le théier et ne contient pas de théine. C'est le seul point qui compte à l'achat, et il est décisif si vous cherchez à remplacer une tasse de thé vert le soir. Sa teneur en tanins est par ailleurs très basse, ce qui explique qu'il ne devienne jamais astringent, même oublié dans la théière.
Il existe peu de récits permettant de dater avec précision l'usage du rooibos en infusion. Les Khoïkhoï et les San, populations autochtones d'Afrique australe, le consomment depuis environ trois siècles. Il était alors cueilli sur les buissons sauvages et bu chaud ou froid, avec ou sans lait.
Carl Peter Thunberg, botaniste suédois en expédition en Afrique du Sud entre 1771 et 1773, surnommé le père de la botanique sud-africaine, répertorie une espèce similaire au rooibos. Mais ce sont les Afrikaners qui, dans les années 1930, commencent à s'intéresser sérieusement à cet arbuste. Le marchand russe Benjamin Ginsberg décide alors d'acheter des sacs de rooibos auprès de descendants de familles khoïkhoï afin de le commercialiser. Devant son succès, il se fait aider d'un ami physicien pour domestiquer la variété rockland et promeut peu à peu cette nouvelle culture auprès des agriculteurs locaux. Il créera en 1940 la première marque de rooibos d'Afrique du Sud, 11 o'clock, aujourd'hui encore l'une des plus populaires du pays.
Dans les années 1970, la Sud-Africaine Annetjie Theron publie sur le rooibos et contribue largement à sa notoriété auprès du grand public. La fin de l'apartheid, en 1991, ouvre ensuite la voie à l'exportation, qui le fera connaître dans le monde entier.
Le rooibos est enregistré en Appellation d'Origine Protégée européenne depuis le 28 mai 2021, au terme de dix années de procédure. C'est le premier produit sud-africain à obtenir cette reconnaissance. L'AOP est un régime européen, ouvert aux pays tiers, qui garantit que chaque étape de production et de récolte a lieu dans une aire déterminée : concrètement, un paquet portant le nom de rooibos vient forcément d'Afrique du Sud. L'appellation porte sur la plante et non sur le procédé, le vert en bénéficie donc au même titre que le rouge.
Pour une tasse de 30 cl, comptez 3 g, soit 2 cuillères à café rases, et une eau à 90 °C. Laissez infuser 5 à 8 minutes. En Afrique du Sud, on le boit traditionnellement avec du lait et du sucre, mais sur un rooibos vert nous vous conseillons de vous en tenir à l'eau seule.
Contrairement au thé, le rooibos contient très peu de tanins et ne devient jamais amer, même après une infusion prolongée. C'est la boisson chaude idéale pour les têtes en l'air qui oublient l'infuseur dans leur tasse, et c'est aussi ce qui le rend imbattable en version glacée : préparez-le deux fois plus concentré, laissez refroidir, puis passez au réfrigérateur avec une rondelle de citron.
Vous choisirez votre sachet de rooibos vert en vrac parmi trois formats : 40 g, 100 g et 250 g. Nous tenons à proposer un format léger afin de permettre la découverte de nos thés et infusions à bas prix. Les conditions de conservation des arômes sont pleinement respectées lors du stockage et de l'ensachage : au sein de notre atelier, nous utilisons un paquet opaque, refermable par zip et de qualité alimentaire, préparé le jour de l'expédition de votre colis.
Fanny O.
Pour en avoir testé d'autres, ce rooibos vert me convient, goût présent sans être trop fort.
Françoise C.
Pas encore goûté
Anonymous a.
Idem bonne note pour le packaging
Anonymous a.
Délicieux
Anonymous a.
satisfaite
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